Association Ekko

Élections municipales 2026

Addictions, prévention et accompagnement médico-social : interpeller, comparer, informer

L’association EKKO, reconnue d’intérêt général, agit depuis plus de cinquante ans dans le champ de la prévention des addictions, de la réduction des risques et de l’accompagnement médico-social des personnes en situation de vulnérabilité sur le territoire gardois, notamment à Nîmes et à Alès.

À la suite de la tribune publiée dans Le Monde fin novembre par son président, Bruno Mangin, pharmacien, l’association a souhaité prolonger cette prise de parole dans le débat démocratique local, à l’approche des élections municipales de 2026.

Les faits divers violents liés aux drogues, régulièrement médiatisés à Nîmes et plus encore à Alès depuis le début de l’année, suscitent une inquiétude légitime des habitants. Ils appellent des réponses publiques fortes.
Pour autant, l’expérience de terrain montre que les politiques exclusivement répressives ne permettent pas, à elles seules, de répondre durablement aux enjeux de santé publique, de cohésion sociale et de tranquillité urbaine.

Les communes disposent de leviers essentiels : prévention, coordination des acteurs, soutien aux structures médico-sociales, lutte contre la stigmatisation, articulation entre sécurité, santé et action sociale.

Dans ce contexte, l’association EKKO a adressé une interpellation écrite à l’ensemble des candidates et candidats aux fonctions de maire de Nîmes et d’Alès, afin de connaître leur position et leurs engagements en matière de prévention des addictions et d’accompagnement des publics dépendants.

Les réponses reçues ainsi que les absences de réponse sont rendues publiques sur cette page, dans une démarche de transparence, d’information et de respect du débat démocratique.

Pourquoi EKKO interpelle les candidats aux municipales ?

Les faits divers violents liés aux drogues occupent régulièrement l’actualité à Nîmes et à Alès.

Ils provoquent légitimement colère, peur et incompréhension.

Pourtant, derrière ces faits spectaculaires, il existe une réalité moins visible : celle de personnes en grande souffrance, souvent jeunes, souvent précaires, confrontées aux addictions, à l’isolement et à l’exclusion.

Depuis plus de 50 ans, l’association EKKO agit sur ces territoires dans une logique de santé publique, de prévention et d’accompagnement médico-social.

À l’approche des élections municipales, nous avons souhaité poser une question simple aux candidates et candidats : Quelle place accordez-vous à la prévention, à l’accompagnement et à la réduction des risques, en complément des politiques de sécurité ?

Rendre publiques les réponses et les absences de réponses est une manière de nourrir le débat démocratique, sans parti pris, mais avec exigence.

Parce que la tranquillité publique ne se construit pas seulement par la répression, mais aussi par le soin, la prévention et le lien social.

Foire Aux Questions (FAQ)

Pourquoi EKKO interpelle-t-elle les candidats aux municipales ?

Parce que les communes disposent de leviers déterminants en matière de prévention, de coordination des acteurs et de cohésion sociale. Les politiques nationales ne suffisent pas à elles seules à répondre aux réalités locales.

Non.
Elle est citoyenne, transpartisane et associative.
EKKO interpelle tous les candidats, sans distinction, avec le même courrier et selon la même méthodologie.

Parce que la transparence est une condition du débat démocratique.
L’absence de réponse est en soi une information légitime pour les citoyens, au même titre qu’un engagement formulé.

Non.
EKKO ne conteste pas la nécessité de la sécurité publique.
Elle rappelle simplement que la prévention, l’accompagnement et la réduction des risques sont complémentaires, et non opposés, aux réponses sécuritaires.

Parce que c’est une approche reconnue de santé publique, inscrite dans les politiques nationales depuis plus de vingt ans, et validée par l’expérience de terrain.
Ne pas en parler serait une forme de déni.

Non.
EKKO ne soutient aucune liste, ne donne aucune consigne de vote et ne classe pas les candidats.
Elle fournit des éléments d’information pour éclairer le débat public.

Parce que les réalités sociales, urbaines et territoriales sont différentes.
Une politique pertinente doit partir des spécificités locales, et non d’un discours uniforme.

Absolument pas.
Comprendre les causes sociales et sanitaires n’excuse rien, mais permet d’agir plus efficacement pour prévenir la violence.

Parce qu’EKKO agit depuis plus de 50 ans sur ces territoires, au contact direct des publics concernés, des professionnels et des institutions.
Cette parole s’appuie sur une expertise de terrain, pas sur une posture idéologique.

Comment lire et comparer les réponses des candidats ?

L’association EKKO propose une grille de lecture non partisane, fondée exclusivement sur des critères de santé publique, de prévention et de cohésion sociale.

Cette grille ne constitue ni un classement, ni une notation, mais un outil d’analyse destiné à permettre à chacun de se forger une opinion éclairée.

Les critères analysés

  1. Vision globale
    Le candidat reconnaît-il les addictions comme un enjeu de santé publique et social, au-delà de la seule question sécuritaire ?
  2. Prévention
    Des actions de prévention sont-elles identifiées (jeunes, écoles, familles, espace public) ?
  3. Accompagnement médico-social
    Le rôle des structures de soin et d’accompagnement est-il reconnu et soutenu ?
  4. Réduction des risques
    La question est-elle abordée de manière assumée, prudente ou absente ?
  5. Articulation sécurité / santé
    Le discours est-il exclusivement répressif ou cherche-t-il un équilibre entre sécurité, prévention et accompagnement ?
  6. Gouvernance locale
    Une volonté de dialogue et de coopération avec les acteurs de terrain est-elle exprimée ?

Légende utilisée

  • ✅ Engagement clair et explicite
  • ⚠️ Engagement partiel ou formulation imprécise
  • ❌ Absence de position
  • ⭕ Aucune réponse reçue